Depuis le 1er juillet 2026, un nouveau droit est entré en vigueur en France : le congé supplémentaire de naissance. Chaque parent peut poser un à deux mois de plus, indemnisés à 70 % du salaire net le premier mois et 60 % le second, dans la limite de 4 005 euros, à prendre dans les neuf mois suivant l’arrivée de l’enfant.
C’est une avancée réelle. Et elle met en lumière un angle mort que personne ne traite : on donne enfin du temps aux parents, mais on ne leur donne toujours aucune méthode pour l’utiliser.
Le décalage entre l’image et la réalité
En 2025, 645 000 bébés sont nés en France. C’est 2,1 % de moins qu’en 2024, et le chiffre le plus bas depuis 1942. L’indicateur de fécondité est tombé à 1,56 enfant par femme, son niveau le plus faible depuis la fin de la Première Guerre mondiale.
Moins d’enfants, donc. Mais infiniment plus d’attentes autour de chacun d’eux.
Une enquête Ipsos avait déjà mesuré cette pression : 92 % des parents français estiment qu’il n’existe pas de plus grand succès dans la vie que d’être un bon parent. 56 % se sentent coupables de manquer de temps.
Ajoute à cela une chambre à préparer selon des normes que personne ne maîtrise, un mode de garde à trouver avant même la fin du premier trimestre, une liste de naissance de 80 références dont la moitié ne servira jamais, des comptes Instagram qui montrent des chambres beiges impeccables, et un entourage qui a un avis sur tout. Nous avons d’ailleurs consacré un article entier à cette question : consommation et bébé, entre excès et minimalisme.
Le résultat n’a rien d’un ressenti diffus. Il est mesuré.
Ce que la pression produit vraiment
L’Enquête nationale périnatale 2021, menée par Santé publique France auprès de 7 133 femmes, a mesuré leur état deux mois après l’accouchement. 16,7 % présentaient une dépression du post-partum. 27,6 % rapportaient des manifestations anxieuses importantes.
Côté travail, l’enquête OpinionWay de 2025 pour teale et Les Parents Zen montre que 57 % des parents ont vu leur charge mentale professionnelle augmenter depuis qu’ils sont parents. Chez les mères, on monte à 64 %. Et 45 % ont eu du mal à reprendre après leur congé.
Ces chiffres relèvent de la santé et se traitent avec des professionnels de santé. Mais une partie de ce qui les alimente, elle, est purement logistique. Et cela, cela se règle.
Et pendant ce temps, le partage n’a pas bougé
Les dernières données de l’Insee sur l’emploi du temps donnent la mesure du problème : les femmes assument 64 % des tâches domestiques et 71 % des tâches parentales. Ces chiffres datent de 2010, et la prochaine grande enquête est en cours. En attendant, aucune donnée sérieuse ne laisse penser que l’écart se soit refermé.
C’est là que le mot « charge mentale » prend son vrai sens. Ce n’est pas le fait de plier le linge. C’est le fait d’être la seule personne du foyer à savoir qu’il reste trois couches, que le rendez-vous est jeudi, qu’il faut relancer la crèche, et que le siège auto n’est toujours pas commandé.
Un congé plus long ne supprime pas cette liste. Il la déplace.
Ce que change une organisation faite en amont
Voilà le point que la société de consommation ne dira jamais aux futurs parents, parce qu’elle n’a aucun intérêt à le faire : la majorité de ce qui épuise les jeunes parents pouvait être décidé avant la naissance, calmement, une fois pour toutes.
Quel matériel est réellement utile, et lequel finira au grenier. Quel budget sur les douze premiers mois. Quel mode de garde, avec quelles démarches et à quelles dates. Comment organiser l’espace pour que le quotidien tienne debout. Comment répartir concrètement les tâches entre les deux parents, avant que la fatigue ne décide à leur place.
C’est exactement le métier de baby planner. Pas du soin, pas de la puériculture, pas de l’accompagnement médical. De l’organisation, de la logistique, de l’anticipation, et une capacité à trancher à la place de parents qui n’ont plus la ressource mentale pour le faire.
Et si c’était ton métier
Il y a de fortes chances que tu aies lu ce qui précède en reconnaissant ta propre grossesse. Que tu aies été celle qui a tout géré, qui a comparé quarante poussettes, qui a construit un tableau Excel à 2h du matin.
Ce n’est pas un souvenir. C’est une compétence, et il existe des familles prêtes à la payer.
The Parents Factory forme des femmes à ce métier depuis huit ans. Nous sommes un organisme certifié Qualiopi, et nous formons à l’ensemble du métier : la méthode d’organisation, la construction des offres, la tarification, la relation client et le cadre juridique de l’activité.
Le congé supplémentaire de naissance vient d’offrir du temps aux parents français. Le rôle d’une baby planner, c’est de faire en sorte que ce temps serve à profiter de leur enfant, et non à rattraper ce qui n’a pas été anticipé.
Voir le programme complet et les modalités de financement
Sources : ministère du Travail et des Solidarités, congé supplémentaire de naissance ; Insee, bilan démographique 2025 ; Santé publique France, BEH, Enquête nationale périnatale 2021 ; enquête OpinionWay 2025 pour teale et Les Parents Zen ; Insee, enquête Emploi du temps ; Ipsos, la parentalité vue par les parents français.



